Les Percussions de Strasbourg 16-17

By jeangeoffroy • Non classé • 1 août 2016

Une nouvelle saison !

1 – 7 Septembre

Résidence Drum’s Machine avec eRikm

Strasbourg Théâtre de Hautepierre

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9 Septembre

Liège

Surchauffe de Dominique Delahoche avec l’orchestre National de Lorraine

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11 Septembre

Festival Minimal Music  Kassel (Allemagne)

Stop making sens – Benoit Montambault – Pad Phase – Steve Reich – Drumming – Steve Reich – Music for pieces of wood – Steve Reich – Naissance – Ulli Gôte (création)

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17 Septembre

Journée Portes Ouvertes au Percus !

Présentations d’instruments et minis concerts

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19 septembre – 1er Octobre

Académie Manoury autour de la formation 2 pianos – 2 percussions et Soprano

avec Tâm Nguyen – Daniel Ciampolini (percussions) – Jean-François Heisser – Jean-Frédéric Neuburger (pianos) – Sarah Maria Sun (soprano)

Les élèves de l’Académie de composition de Musica, placée sous l’autorité de Philippe Manoury et d’Alberto Posadas, dévoilent les œuvres qu’ils ont travaillées durant leur séjour à Strasbourg.

Ils sont chilien, portugais, allemand, italien, français, grec…

Ils sont nés dans les années 80-90…

Ils ont étudié à l’Ircam, au Conservatoire de Paris, à la session Voix Nouvelles de Royaumont, à l’Université de Bucarest ou d’Aveiro, à l’Académie Santa Cecilia de Rome, à l’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg, à la Hochschule für Musik de Bâle…

Ils ont été formés par de grands compositeurs pédagogues tels que Brian Ferneyhough, Harrison Birtwistle, Emmanuel Nunes, Ivan Fedele, Michael Jarrell, Helmut Lachenmann, Wolfgang Rihm, et bien d’autres encore.

Ils ont été sélectionnés parmi de nombreuses candidatures pour se confronter, dans la dynamique d’un festival, aux réalités de l’écriture et de l’interprétation et expérimenter la création dans toutes les dimensions qui la constituent, de la définition d’un projet musical à sa création en concert.

Deux formations instrumentales sont à la disposition des compositeurs. La première, le quatuor à cordes, est servie par d’éminents représentants que sont les Diotima. La deuxième, toujours un quatuor, composée cette fois-ci de deux pianistes, Jean-François Heisser et Jean-Frédéric Neuburger, et de deux percussionnistes, Daniel Ciampolini et Minh-Tâm Nguyen.

À ces deux instrumentations s’adjoindra pour certaines œuvres la voix de la soprano Sarah Maria Sun.

Ils sont peut-être les grands compositeurs de demain, autant les découvrir aujourd’hui!

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1er Octobre – 15h

Concert Percustra au festival Musica de Strasbourg

Thierry BLONDEAU Temps libre (2015-16) création mondiale 10-15′

commande Musica encadré par François Papirer

Aurélien MARION-GALLOIS nouvelle œuvre (2015-16)  création mondiale 15′

commande Les Percussions de Strasbourg encadré par François Papirer

Percussions et nouvelles technologies

Atelier et réalisation sonore, Minh-Tâm N’Guyen, Olivier Pfeiffer

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7 Octobre

Création de Drum’s Machine le niveau spectacle des Percussions de Strasbourg

De et avec eRikm avec Tâm Nguyen – François Papirer – Galdric Subirana – Olivier Maurel

eRikm & Les Percussions de Strasbourg
Oeuvre mixte pour percussions et électronique en temps réel, 50′
Création 2016

Composition et production musicale : eRikm Effectif : 4 percussionnistes et eRikm (platiniste) Système vidéo (caméra en réseau) : Stéphane Cousot

Drum Machines est une préméditation à l’échange entre deux aires musicales s’inscrivant dans le XXI siècle, celles des musiques contemporaines et électroniques.
Il s’agit d’une composition dynamique, où le processus crée la forme, où la partition fait la part belle à l’improvisation. Vitesse, pulsation, timbre et instruments sont soumis aux nombreux détournements de machines réelles ou virtuelles.

Les matériaux sonores et instrumentaux enregistrés ou (ré-)interprétés reflètent autant la mémoire que l’imaginaire des musiciens, ils sont le fruit du geste incarné par chacun, qui se réinvente et se métamorphose au contact de la machine.

Sur scène, un dispositif instrumental collectif est au centre du plateau : il représente l’agora, le point d’impact et de rencontre, l’oeil du maelström auquel chaque musicien apporte son énergie. Un dispositif vidéo donne à voir sur grand écran les détails invisibles de cet apprivoisement atemporel entre l’homme et ses outils.

Cette soirée qui clôturera le festival Musica 2016 sera encadrée par un avant concert réalisé par des étudiants de la classe d’électro-acoustique de Tom Mays et un « after » réalisé par des étudiants de Tom Mays et des étudiants de la classe de percussion d’Emmanuel Séjourné.

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13 – 14 Octobre

Biennale de Venise

Entr’Acte spectacle construit autour de deux créations de Javier Elipe et deux films des année 20… « Entr’acte » de René Clair1924, et «  A Hollywood Extra » de

The life and death of 9413 : a Hollywood extra, Création, d’après le film de Robert Florey, Slavko Vorkapich et Gregg Toland, 1927;

Hollywood extra  Javier Elipe

Third construction Cage

Silence must Be Thierry de Mey

Stèle Gérard Grisey

Entr’acte J. Elipe

Entracte (20 min.) / 9413 : The Life and Death of a Hollywood Extra (13 min.)

Écrite pour une Commande d’État aux Percussions de Strasbourg, cette musique pour 6 percussions et électronique est une nouvelle adaptation musicale pour les films  9413 : The Life and Death of a Hollywood Extra (Robert FLOREY, 1927) et Entr’acte (René CLAIR, 1924).

La gestuelle instrumentale, extrêmement plastique, peut se développer également d’une manière graphique, et j’ai trouvé dans le cinéma, l’art qui s’identifie le plus à ma pensée musicale et à ma manière de concevoir la composition musicale. Parallèlement, la réalisation d’une thèse doctorale sur ce sujet m’a permis de préciser une idée singulière, le rapport que je souhaite construire entre ces deux domaines artistiques : un travail de complicité entre les deux arts, où le plan sonore ne doit pas souligner ce qui se passe dans les images, mais doit plutôt avoir une énergie commune où la musique donne une nouvelle dimension au plan visuel.

Entracte, court métrage dadaïste, pré-surréaliste, structuré par une suite de différents tableaux cinématographiques, (sans connexion apparente), décrit une suite de situations absurdes, structurée musicalement par des tableaux sonores. Avec une musique originale d’Erik Satie, cette nouvelle adaptation musicale se présente comme un nouveau regard, plus actuel, qui va réinterpréter les problématiques des années 20, adaptée à notre pensée d’aujourd’hui. Grâce aux nouvelles technologies et aux possibilités qu’offrent les outils numériques, nous pouvons aujourd’hui simuler les techniques de montage et les effets spéciaux utilisés dans le film, afin de créer de nouveaux rapports entre musique et film.

La partition va profiter  de la puissance créatrice du film, en réinterprétant musicalement le choc des contraires ou dissonances visuelles présentes dans le film.

Le jeu de convergences et divergences entre le plan musical et visuel, peut se résumer à un jeu d’extrêmes : le rapport entre l’association des figures cinématographiques d’une part, et la transgression de cette correspondance, d’autre part. Cette « dissonance sonore »  tant au niveau de timbre, qu’au niveau narratif, aura son équivalent dans le style non conformiste et provocateur du film, permettant un nouvel imaginaire, plus osé et ouvert.

Aidé par les multiples possibilités qu’offrent les instruments de percussion, les différents tableaux sonores exploreront les différents types d’interactions ainsi que des jeux de coïncidences, de résonances, d’attaques … L’emploi de l’électronique permettra d’élargir la gamme de timbres de la percussion, mais aussi, à enrichir et transformer ces timbres, en jouant en même temps, avec la poétique surréaliste et délirante présents  dans le film.

9413 : The Life and Death of a Hollywood Extra, est un film expérimental, avec une vision très critique et sarcastique de Hollywood, il raconte l’histoire d’un comédien qui arrive à Hollywood afin d’accomplir son rêve, pour finalement se retrouver face à la cruauté du système de production industrielle propre au cinéma hollywoodien.

La tension consiste en une relation entre le rêve de gloire hollywoodien et la réalité. Les textures sonores de la partie « rêve », auront une évolution plus continue et régulière, et celles de la partie « réalité », se comporteront selon une évolution plus abrupte et discontinue. Le film se développe selon une ligne caractérisée : du rêve ou de l’espoir, qui peu à peu va se tourner vers la réalité (l’échec du rêve – ou la chute). On le verra également dans les images, où les bâtiments brillants et splendides de Hollywood, se transforment progressivement, jusqu’à devenir une espèce de jungle. Du point de vue de la représentation sonore, il conviendra dans un premier temps de se concentrer sur certains éléments visuels comme les compositions des plans, les matières, l’ombre et la lumière, le rythme visuel, etc.  Et dans un deuxième temps, sur des éléments tels que la création d’atmosphères sonores, afin d’introduire au spectateur dans le monde étrange et surréaliste du film.

Javier ELIPE GIMENO

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7 – 9 Novembre et 16 – 18 Novembre

Ateliers concert / Musica

L’occasion pour les musiciens des Percussions de Strasbourg d’échanger et d’inviter sur scène des élèves des classes de Strasbourg

Musica organise avec Les Percussions de Strasbourg des concerts-ateliers ouverts aux élèves des écoles, collèges et lycées, centres de loisirs, écoles de musique, ainsi qu’aux associations du Bas-Rhin.

Guidés par un musicien des Percussions de Strasbourg, les participants, petits et grands, ont l’occasion de mettre en pratique les techniques de jeu simple observées pendant le concert. Contrôler la vibration du bol japonais pénétrant le silence, transformer le son d’une cloche à vache à l’aide d’une timbale, ressentir l’onde d’une grosse-caisse se propager dans le corps…

Autant d’expérimentations dont les participants seront les acteurs et qui procureront, à n’en pas douter, des moments et des émotions intenses.

La séance débute avec un concert des Percussions de Strasbourg de 20 minutes, suivi de 10 minutes d’échange et d’1 heure d’atelier pratique.

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12 – 13 Novembre

Festival Milano Musica : Le Noir de l’Etoile de Gérard Grisey

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15 Novembre

Festival Milano Musica : Burning Bright de Hugues Dufourt

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23 Novembre

Création de S(c)enario de Flo Menezes au Théâtre de Hautepierre à Strasbourg

au programme également Rizonanze Erranti de Luigi Nono (direction Detlef Heusinger) en co-production avec la SWR Freiburg.

Errances sonores…

Errances des Résonances destinées à qui veut bien les entendre, et si chère à Luigi Nono,

Errances incarnées par les musiciens sur scène, avec S(c)enario de Flo Menezes,

chacun allant son chemin, chemins qui pourraient bien être les nôtres…

Se laisser emporter par le son qui nous entoure, nous surprend, nous interpèle dans le secret de nos pensées.

Ce n’est pas tant le son en lui même, que la façon qu’il a de nous envelopper, de nous entrainer dans des espaces sans cesse à redécouvrir.

Quelque soit sa forme, le son est un voyage.

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25 Novembre

Karlsruhe

S(c)enario de Flo Menezes

L’origine de S(c)enario

La composition S(c)enario a été conçue et écrite comme commande de l’ensemble Les Percussions de Strasbourg entre les mois d’octobre 2011 et mars de 2012 pour 6 percussionnistes et électronique en temps réel, et sa réalisation électroacoustique a été réalisée au Studio PANaroma de Música Eletroacústica de l’Université de l’État de São Paulo (Unesp). La commande a été motivée par l’anniversaire de 50 ans de cet ensemble français en 2012, ce qui coïncide avec mes propres 50 ans (complétés au 18 avril 2012).

Structurée en 6 parties, dénommées Situations (comme d’ailleurs dans plusieurs de mes œuvres), l’œuvre se déroule à partir des « scènes » d’une musique théâtrale (donc pas comme un théâtre musical), dont l’action des musiciens s’avère être d’une importance tout à fait fondamentale en vue de sa réalisation sonore et dramatique. Comme dans d’autres compositions qui ont précédé S(c)enario, la musique « entoure », pour ainsi dire, l’espace des auditeurs, soit à travers la diffusion électroacoustique (au moins quadriphonie) autour du public, soit par les déplacements des musiciens sur la scène : le début et la fin de l’œuvre occupent tout l’espace du théâtre où elle est jouée ; les musiciens arrivent au début et sortent à la fin par des différents chemins au travers l’espace total du théâtre, et le commencement de la musique doit surprendre les auditeurs, lesquels se voient tout d’un coup entourés par les sons, sans qu’ils s’aperçoivent que l’œuvre était est train de débuter.

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5 Décembre

Vicenza (Italie)

Concert d’un Geste à l’Autre

Oeuvres de Gérard Grisey –  Malika Kishino (Création de Sange) – John Cage – Thierry de Mey – Yoshihisa Taïra

… d’un geste à l’autre, un répertoire vivant.

Depuis plus de 50 ans, les Percussions de Strasbourg ont créés un répertoire unique au monde, répertoire sans cesse en mouvement, sans cesse innovant, accompagnant en cela l’évolution d’une société elle même en pleine mutation.

Assumer ces grandes oeuvres, les relire, et les faire partager au plus grand nombre reste l’ambition première des Percussions de Strasbourg.

C’est ce lieux, ce lien unique, créé sur plus de cinq décennies de collaboration avec les compositeurs de notre temps, qui permet aux Percussions de Strasbourg aujourd’hui d’imaginer de nouveaux chemins de traverse.

A travers de nouveaux « espaces de jeux », re-découvrir ces oeuvres, en les confrontant à celles des nouvelles générations de compositeurs, dans des champs technologiques différents et ouverts, des configuration nouvelles, mais également, grâce à de nouveaux supports de diffusion et de transmission, telle est la conviction qui nous porte.

Sange 散華
pour six percussionnistes (2016)

Hommage pour les 10 ans de la disparition de Yoshihisa TAIRA Durée : ca 15 min.

Parmi les nombreuses cérémonies bouddhistes, il en est une lors de laquelle les prêtres circulent dans l’espace de cérémonie en récitant le Sûtra, tout en épandant des pétales afin de bénir les esprits défunts. Originalement, lors de « Sange » – 散華 , dont la traduction littérale du Japonais signifie « épandage de pétales » (San – = épandage ; Ge – = pétales) , des fleurs et pétales de lotus frais étaient utilisés. Lors de la cérémonie, ceux-ci sont maintenant remplacées par des papiers de couleurs en forme de pétales de lotus et sont dispersées dans le hall principal.

L’association de la récitation solennelle, la danse des pétales et, à l’origine, l’odeur de lotus frais, fait appel aux coeurs des gens, à travers leur sens auditif, visuel et olfactif et les transporte dans une atmosphère fantastique et pleine de magie, au point culminant de la cérémonie.

Yoshihisa TAIRA disait «qu’un chef d ́oeuvre était comme un polyèdre qui nous apparaissait toujours différemment en fonction de l ́angle dans lequel nous le regardions et dont l’état évoluait, sans cesse et de manière progressive ».

Avec peu de matières, choisies très soigneusement, il nous transporte dans un univers musical profond, riche et vivant, à travers la magie des sons de sa fascinante pièce, « Hiérophonie V », écrite pour les percussions de Strasbourg.

10 ans après la disparition de mon premier professeur de composition, « Sange » en est mon propre polyèdre, basé sur, une définition de la forme de « Hiérophonie V », l’ajout de la dimension olfactive représentant la fragrance par l’émanation volatile des sons produits par les six musiciens, et une évolution des matières sonores.

« Sange » utilise principalement l’instrumentarium et l’implantation de « Hiérophonie V », et s’inspire de ses deux idées musicales fortes.
L’ostinato du tambour de bois à la fin de la pièce est un des matériau considéré comme un point de départ à la constitution de l’espace sonore de « Sange » . L’énergie percutante du geste est ici restituée sans l’utilisation de la voix.

Les nombreux nouveaux modes de jeux et leurs combinaisons, ainsi que la création de couches sonores diverses utilisant plusieurs trajectoires dans l’espace en mettant les sons en mouvement, inspirent une dimension électroacoustique à la pièce.

La composition est un travail très intellectuel mais doit également nourrir le cœur et l’esprit.
« Une pièce doit être très instinctive » et « Sange » est un organisme, prenant vie grâce aux énergies sonores produites par les Percussions de Strasbourg, dont le désir est de nous acheminer vers le moment magique de la joie infinie.

Malika KISHINO

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10 Décembre Eglise St Paul (Strasbourg)

Burning Bright de Hugues Dufourt

A l’occasion de la sortie du CD sous le Label des Percussions de Strasbourg

Extrait du texte publié dans le livret du CD

Hugues Dufourt

Sur scène une forêt d’instruments, avec les tréteaux et portiques qui leur servent de supports. Ces instruments sont disposés autour d’une très grande surface d’eau dont les pilotis et les arceaux se reflètent en miroir. Enrico Bagnoli a conçu cette surface miroitante et irisée comme une nappe liquide calme et inquiétante, qui agira à la fois comme le révélateur et la sourde hantise de toute la pièce. Un peu comme un lac magique, le lac inconnu, le lac des profondeurs, le lac de l’inconscient. Mais rien ne se passera de façon aussi didactique et explicite: ce sont plutôt la lumière et son évolution au sein de la pièce qui créeront des climats à la fois atmosphériques et psychologiques.

L’auditeur risque d’être déconcerté. D’abord car il sera plongé dans une durée d’une ampleur et d’une lenteur inhabituelles. Parfois les gens sont décontenancés, s’ennuient, toussent ou sortent. Ceux qui restent sont peu à peu captivés par la musique, suivent son parcours et participent à son processus. Ils deviennent les acteurs du déroulement de l’action dramatique. Car cette musique sollicite autre chose que de l’attention, elle réclame une immersion. Il faut donc que le public renonce à ses résistances critiques, à sa distance de spectateur, ou à son Moi, et qu’il entre peu à peu dans des univers étranges qui ne sont pas forcément des univers personnels.

Cette pièce n’a rien d’autobiographique, c’est une sorte de construction mythologique, de construction cosmique pour l’imaginaire de notre temps. Je souhaite entraîner le spectateur dans la gestation d’un monde afin qu’il en devienne lui-même le protagoniste. Il faut donc qu’il cesse d’être spectateur et devienne acteur.

Un Nouveau Label

Pas à pas…

Depuis plus de 50 ans, les Percussions de Strasbourg ont avancé pas à pas,toujours à l’initiative, défricheurs insatiables de nouvelles esthétiques, et mondes sonores. Depuis le début, ces créations, ces aventures musicales ont fait l’objet d’enregistrements pour la plupart historiques salués par la presse, et ainsi ont permis l’émergence d’un répertoire incontournable dans la musique du XXème et du XXIème siècle.

Au delà du marqueur que représente un enregistrement, ce nouveau label est là pour accompagner cette démarche créatrice toujours à ré-inventer, mais également, à porter au plus grand nombre ce goût pour l’aventure musicale et artistique sous toutes ses formes.

Le spectacle vivant aujourd’hui n’a jamais été aussi riche de ses talents et de ses projets toutes esthétiques confondues; concerts, performances, installations, spectacles pluridisciplinaires… et, il s’agit à travers ces enregistrements, de faire partager ces émotions que nous vivons avec le groupe des Percussions de Strasbourg sur scène. 

Ce label n’a pas vocation à être un catalogue de plus, il est à la fois témoin, à travers ses choix et son ambition artistique d’un parcours de plus de 50 ans, et acteur de toutes ces émergences et rencontres, qui font la richesse de la création contemporaine aujourd’hui.

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13 – 15 Décembre

Résidence PDS Lab (Laboratoire des Percussions de Strasbourg) en partenariat avec le Grame (Centre National de Création Musicale) et Christophe Lebreton

Présentation et développement du Light Wall System

Light Music, de Thierry de Mey, a permis l’émergence d’un environnement logiciel nouveau avec une interface permettant une composition scénographique, croisant différentes expressions artistiques avec le mouvement : arts visuels, design, musique, danse.

A partir de ce cadre artistique et technologique, l’objectif de ce laboratoire est de créer de nouvelles situations fondées sur les arts sonores et visuels en cherchant à définir un nouveau concept artistique.
Il s’agit avant tout de réellement jouer, au sens propre du terme, de façon intuitive et innée dans la lumière, et, jouer des sons comme l’on pourrait peindre sur une toile avec ses mains. 

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16 – 17 Décembre

Résidence PDS Lab – Les Percussions de Strasbourg invitent Maurillio Cacciatore pour deux jours de travail et de captation autour de son travail de recherche

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26 Janvier

Drum’s Machine à L’Arsenal de Metz

De et avec eRikm

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6 – 12 Février

date à préciser

festival Musica Nova de Helsinki – Le Noir de l’Etoile de Gérard Grisey

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19 Février

D’un Geste à L’autre – Trio

Musée Wurtz – Karlsruhe

L’énergie, le temps et le silence.

Ce qui frappe en premier dans la musique Japonaise, c’est la place faite au silence, qui loin d’être une pause, un moment de repos ou une détente, est au contraire : tension, attente et énergie. 

Un silence entendu, manifeste, et toujours en alerte, un silence « à l’écoute » des sons.

C’est également un temps hors temps, un temps tantôt incarné puis désincarné, le temps d’une respiration, d’un mouvement, qui se déroule sous nos yeux, comme les saisons – source inépuisable d’inspiration pour les compositeurs Japonais – temps inexorable et que rien en apparence ne pourra modifier.

Enfin, une énergie, un rythme, « une pulsation sourde et lointaine » comme disait Yoshihisa Taïra, liée à sa propre écoute intérieure, toujours à repenser, à réinventer, toujours surprenante. 

A travers les regards de M.Miki, Y Taïra, A. Yamane, M. Kishino, T. Hozokawa et G. Wending, c’est tout un paysage sonore qui s’offre à nous. Tantôt bruyants et rythmiques, tantôt lointains et profonds, toute une palette de sons et d’espaces, auxquels se mêlent en filigrane ce sentiment de suspension, d’inachèvement, d’attente.

“ Ce qu’est la musique pour moi, je me le demande souvent.

Peut-être le chant instinctif d’une prière qui me fait être “  Yoshihisa Taïra

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1 – 4 Mars

Pléiades de Iannis Xenakis sur une chorégraphie d’Alban Richard

CCN de Caen

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6 – 9 Mars

PDS Lab au théâtre de Hautepierre

Les Percussions de Strasbourg invitent Jean – Marc Foltz

Concert le 8 Mars et présentation jeune public le 9 Mars

DRiFT-W-00D

Driftwood.

Instabilité, dérive, disparition. Bois mort échoué.

Apparition. Mutation. Renaissance. La seconde vie du bois flotté.

Objet.

Comment l’objet construit (notre regard sur) l’espace; comment (la pratique de) l’objet architecture le corps. 

Morcellement, érosion, dérapage. L’autre vie du vieillissement du corps.

Chemins.

Musique. Geste. Labyrinthe. 

Onirisme. Essence

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17 Mars

Pléiades de Iannis Xenakis sur une chorégraphie d’Alban Richard

Maison de la musique à Nanterre

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20 – 26 Mars

dates à confirmer

Maerz Festival Berlin

Drum’s Machine de et avec eRikm

Noir de l’Etoile de Gérard Grisey

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30 Mars – 1er Avril

Rencontres au CRR de Reims avec la classe de percussion de Jean Fessard et celle de composition de Daniel D’Adamo.

Programme à finaliser autour des grandes oeuvres du répertoire des Percussions de Strasbourg

Master-class – conférences – concerts

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5 Avril

Festival de Lorient

Pléiades de Iannis Xenakis sur une chorégraphie d’Alban Richard

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6 Avril

Festival de Lorient

Concert Parcours et Duo Electro

Duo Electro

Electrons Libres…

Aujourd’hui, les nouvelles lutheries ont définitivement choisies leurs camps, celui de la proximité, de la transmission au plus grand nombre, de l’éclatement et du renouvellement des espaces, permettant ainsi toutes sortes d’expériences auditives et visuelles.

Nouveaux champs d’expérimentation, qui contribuent à la naissance d’oeuvres nouvelles, mais aussi à la relecture d’oeuvres que nous croyions connaitre, et qui se révèlent « autres » sous des aspects, et des couleurs différentes.

Libres comme des électrons…

Telle est notre ambition, à travers ces programmes dans lesquels l’outil se révèle différent, tout en nous révèlant une autre façon d’écouter, de ressentir les sons, et de les vivre.

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10 – 15 Avril

Résidence GhostLand – Territoire des Ombres de Pierre Jodlowski

Création prévue en Septembre 2017

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26 – 29 Avril

Dates à préciser

Biennale de Zagreb (Croatie)

Programme à définir

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15 – 17 Mai

Concert Percustra au théâtre de Hautepierre

Les Percussions de Strasbourg invitent Benoit Montambault autour du Light Wall System

Concert le 17 Mai

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22 – 26 Mai

Taïwan International Percussion Festival

Drum’s Machine de et avec eRikm

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27 Juin

Concert création Festival Manifeste Ircam 2017

Création de François Meïmoun – Carmine Cella au CentQuatre

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29 Juin

Congrès Européen d’Analyse Musicale

Programme à définir

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