CD/DVD Tramages

By jeangeoffroy • • 4 avr 2015

 

L’Ensemble Mesostics
Fondé en 2010, l’Ensemble Mesostics est un groupe à géométrie variable
constitué de vingt-trois jeunes musiciens – lauréats de concours internationaux
et membres des plus prestigieuses formations (Orchestre
Philarmonique de Radio France, Orchestre National de Lyon, Deutsche
Radio Saarbrücken Kaiserlautern, Orchestre Philharmonique de Tampere,
etc.) – placés sous la direction des chefs Jean Geoffroy et Renaud Déjardin.
Les membres se sont rencontrés au Conservatoire National Supérieur de
Musique et de Danse de Lyon et lors de l’Académie de l’Ensemble Modern
en Autriche. La direction artistique est assurée par Anne de Fornel.
Le terme anglais « mesostics » fait référence à la forme poétique des mésostiches
dans lesquels les lettres médianes peuvent être lues verticalement et
composent un mot se rapportant au sujet du poème. Le choix de ce nom
symbolise la volonté de faire interagir compositeurs, écrivains, artistes plasticiens,
danseurs et réalisateurs. La découverte de territoires encore inconnus,
l’invention de nouveaux langages et de formes de concert originales
sont privilégiées. Mettre en place des actions éducatives constitue aussi une
mission de l’Ensemble de façon à transmettre la musique contemporaine au
plus grand nombre. L’Ensemble Mesostics veut faire partager une nouvelle
vision de la musique actuelle en dévoilant les filiations surprenantes et les
résonances profondes qui l’unissent au monde d’aujourd’hui. La musique
contemporaine pense notre temps, elle est une expérience de vie.
Martin Matalon « Tramages » croise trois langages musicaux différents
et montre la polyvalence de l’Ensemble Mesostics puisqu’il combine
des oeuvres d’effectifs variés. La spécificité du programme – quatre Trames
de Martin Matalon, Interstices de Philippe Hurel et le Concerto pour violon
de Bernard Cavanna – est notamment liée à l’instauration d’un rapport
nouveau, plus libre, entre le soliste et l’ensemble. Ce disque offre au public
une image de la diversité stylistique en matière de créations contemporaines
tout en mettant en valeur un soliste différent à chaque oeuvre : piano,
cor, hautbois, percussion et violon. Accompagner le cd d’un dvd permet
d’enrichir l’écoute de l’auditeur d’une dimension visuelle : on y découvre
l’Ensemble en répétition et en enregistrement, ainsi que des entretiens
réalisés avec les compositeurs, le chef et la directrice artistique.
« Je viens de découvrir
l’Ensemble Mesostics que
je trouve d’une excellence
incroyable au niveau
de l’interprétation,
du son,
de la rigueur rythmique
– vraiment un ensemble
de très haut niveau. »
Martin Matalon

Les migrations que l’historien, guidé par quelques hasardeux fragments de céramique et de bronze, s’attache à fixer sur la carte et que ne comprirent pas les peuples qui les avaient accomplies.
Les divinités de l’aube qui n’ont laissé ni une idole ni un symbole.
Le sillon de la charrue de Caïn.
La rosée sur l’herbe du Paradis.
Les hexagrammes que découvrit un empereur sur la carapace d’une tortue sacrée.
Les eaux qui ne savent pas qu’elles sont le Gange.
Le poids d’une rose à Persépolis.
Le poids d’une rose au Bengale.
Les visages posés sur un masque au fond d’une vitrine.
Le nom de l’épée de Hengist.
Le dernier rêve de Shakespeare.
La plume qui traça l’étrange ligne : He met the Nightmare and her name he told.
Le premier miroir, le premier hexamètre.
Les pages qu’a lues un homme obscur et qui lui révélèrent qu’il pouvait
être Don Quichotte.

Un coucher de soleil dont le rouge perdure sur un vase de Crète.
Les jouets d’un enfant qui s’appelait Tiberius Gracchus.
L’anneau d’or de Polycrate que refusa le Destin.
De toutes ces choses perdues, pas une seule qui ne projette maintenant une ombre
longue et qui ne détermine ce que tu fais aujourd’hui ou ce que tu feras demain.

La Trame, in Jorge Luis Borges : OEuvres complètes, trad.
de l’espagnol par Claude Esteban, édition établie,
présentée et annotée par Jean Pierre Bernès, Paris,
Éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade
(n°456), tome II, chap. Les Conjurés, 2010, p. 931-932.

Mesostics à l’oeuvre
« Tramages » est le premier enregistrement de l’Ensemble Mesostics,
résultat d’un travail approfondi avec les compositeurs Martin Matalon,
Philippe Hurel et Bernard Cavanna. Le cd/dvd croise trois langages musicaux
différents et montre la polyvalence de l’Ensemble puisqu’il combine
des oeuvres d’effectifs variés, de quatre à dix-sept instrumentistes. La mise
en commun des perspectives musicales entre le groupe et les créateurs
renforce l’idée de « tramage ». Le programme – quatre Trames de Martin
Matalon, Interstices de Philippe Hurel et le Concerto pour violon de Bernard
Cavanna – témoigne du renouvellement de la forme concertante à la fin
du xxe siècle. Ces pièces se caractérisent par une écriture très élaborée et
par l’indépendance de chaque partie instrumentale. La spécificité de ces
oeuvres est notamment liée à l’instauration d’un rapport nouveau, plus
libre, entre le soliste et l’ensemble. « Tramages » offre au public une image
de la diversité stylistique en matière de créations contemporaines tout en
mettant en valeur un soliste différent à chaque oeuvre : piano (Trame IV),
cor (Trame VII), hautbois (Trame I), percussion (Trame VIII) et violon
(Concerto). Accompagner le cd d’un dvd permet d’enrichir l’écoute de
l’auditeur d’une dimension visuelle : on y découvre l’Ensemble en répétition
et en enregistrement, ainsi que des entretiens réalisés avec les compositeurs,
le chef et la directrice artistique.
La réalisation de ce cd/dvd a été rendue possible grâce au soutien de la
Spedidam, de Musique Française d’Aujourd’hui, du Fonds pour la Création
Musicale et des Éditions Billaudot. L’Ensemble Mesostics tient à remercier
tout particulièrement Christophe Dardenne et Xavier Delette dont l’aide
précieuse a été décisive dans l’élaboration de cet enregistrement.

Anne de Fornel – Directrice artistique de l’Ensemble Mesostics

L’art de la rencontre
La création d’un ensemble c’est un peu « l’art de la rencontre ». Une aventure,
une histoire faite de coïncidences, d’envies communes, d’opportunités
et de moments. Il est facile d’imaginer à priori des programmes, des
idées, des thématiques, mais au final, seuls les rapports humains d’amitié,
d’estime et d’envie, permettront d’apporter une valeur supplémentaire (certaine
forme de plus-value) à ces projets, leur donnant la possibilité de se
réaliser et de se développer. Lorsque nous avons commencé à travailler
ensemble, tout était déjà là : le plaisir de se retrouver, de jouer ; il suffisait
d’accompagner le mouvement, d’accompagner ce jeune groupe talentueux
et déjà très homogène. Ne jamais perdre ni oublier ce plaisir – ce désir qui
est à la base de tout engagement artistique – fut notre ligne de conduite
commune. Celle-ci ne fut jamais écrite ni discutée entre nous, mais bien
présente dès le départ et à tout instant, comme quelque chose de convenu
qui allait de soit.
Penser l’enregistrement réellement comme un concert en laissant jouer et
en libérant les contraintes instaurées lors des répétitions. « Jouer et laisser
jouer », telle pourrait être le mot d’ordre (la devise immanente) du projet
qui nous accompagna lors de cet enregistrement. L’amitié, l’enthousiasme
de Martin, de Philippe et de Bernard durant les répétitions et les
sessions d’enregistrement contribuèrent beaucoup à l’énergie qui transparaît
dans ce disque. C’est finalement ce plaisir du « jouer ensemble » qui
porte les pièces. Chacun de nous dans ce contexte avança dans son propre
parcours artistique en proposant, imaginant, participant au « son » de
l’ensemble à la fois dans le jeu instrumental et la diversité des approches.
Chance incroyable que de pouvoir participer à ce genre d’aventure portée
par le désir ; désir de jouer, de transmettre et d’apprendre, ce même mot de
désir qui au Moyen-Âge signifiait « avoir du talent ».

Jean Geoffroy – Chef de l’Ensemble Mesostics

Les Trames / Martin Matalon
Mon intérêt pour cette forme concertante réside dans la tension entre une
écriture de musique de chambre qui valorise tous les instruments en établissant
des liens complexes entre eux et une écriture soliste qui individualise
l’un des interprètes. À l’instar de la rédaction d’un « journal », mes Trames
successives doivent aborder les problématiques compositionnelles qui me
préoccupent aux différents moments de leur écriture. Le nom générique de
« Trame » est inspiré du poème homonyme de Jorge Luis Borges qui dévoile
une synchronie invisible et inconcevable entre tous les éléments qui constituent
« l’histoire universelle ». Mes Trames sont moins ambitieuses et plus
circonscrites. Elles évoquent tout simplement le tissage propre à chaque
composition, son fil d’Ariane, caché ou évident.

Trame I pour hautbois solo et cinq instrumentistes (1997)
Trame I est organisée en quatre mouvements courts et ininterrompus. De
façon différente, deux d’entre eux (1 et 4), de façon différente, traitent une
idée hétérophonique et linéaire exposée par l’instrument soliste ; celle-ci
est éclatée et prolongée par les autres membres du groupe. Cette ligne est
démultipliée et enrichie acoustiquement par une reconstitution imagée et
artisanale de différents traitements électroniques : réverbs, filtres, harmoniseurs,
granulations, etc. Contrairement aux autres, les mouvements 2 et
4 ont une forme circulaire. Ce sont des sortes de mobiles musicaux dans
lesquels chaque instrument constitue un objet précis faisant partie d’un
engrenage parfaitement synchrone. Dans ces sections, le hautbois a le rôle
de l’électron libre.
Trame IV pour piano solo et onze instrumentistes (2001)                                Trame IV est constituée de cinq mouvements continus. La variation ou
mieux encore la réinterprétation est l’idée directrice de cette Trame. Mise à
part le prologue et l’épilogue, les trois mouvements centraux sont construits
suivant ces procédés : le premier mouvement, qui met en valeur une écriture
basée sur la couleur et la légèreté, est un cycle de cinq réinterpretations, la
dernière devenant une boucle ; le deuxième est un mouvement lent basé
sur un enchaînement harmonique avec ses commentaires et paraphrases ;
le troisième est une suite de nombreuses réinterprétations d’une figure
polyrythmique. Le prologue se veut une micro-image de la pièce dans sa
totalité. Contrairement à sa nature conclusive, l’épilogue laisse l’oeuvre
ouverte à des possibles développements.
Trame VII pour cor solo et quinze instrumentistes (2005/2010)
Problématique principale de Trame VII, la narration avec ses contournements
n’est pas tant ligne organisatrice et directrice du discours, mais
plutôt une multiplicité de possibilités qu’elle génère par son évitement,
sa disruption et son atomisation. Cinq mouvements s’enchaînent sans
presque aucune transition. Le premier mouvement est une suite de réinterprétations
d’éléments délicats et ciselées avec leur résonance. Le dernier
mouvement représente une sorte de vortex dans lequel des spectres, mais
aussi des sons complexes et dynamiques s’empilent brutalement. Les sections
entre ces deux extrêmes constituent tout simplement le chemin qui
construit cette dialectique.
Trame VIII pour marimba solo et huit instrumentistes (2008)
Trame VIII est constituée de cinq mouvements continus. Dans les sections
2 et 4, le marimba est traité comme instrument soliste et placé au devant
de la scène. Dans les trois autres mouvements – prélude, interlude et postlude
– le percussionniste rejoint un set de percussions situé parmi les instruments
et assume un rôle similaire aux autres interprètes. Le traitement
de la ligne est la problématique principale de cette pièce : elle peut prendre
une forme circulaire (prélude), atomisée (interlude) ou subir des désintégrations
progressives (postlude). Dans les mouvements 2 et 4, la ligne
formulée par le soliste subit des transformations acoustiques allant de la
simple « caisse de résonance », à la modulation en anneau, à la granulation
ou à des effets variés de filtrage du son, etc. C’est dans le devenir et
les transformations du son, mais aussi dans la dialectique créée entre les
différentes sections que la trame de l’oeuvre se tisse.
Martin Matalon

Interstices pour piano solo et trois percussionnistes (2009)
Interstices est dédié à Françoise Thinat. Écrite pour piano solo et trois percussions,
cette oeuvre s’apparente à un « mini concerto » dont les percussions
assureraient la partie orchestrale. Bien sûr, le piano n’a pas qu’un
rôle de soliste et peut, par endroits, fusionner avec la percussion pour ne
créer qu’un seul et unique timbre. Comme son titre le suggère, la pièce est
construite sous forme de grandes sections interrompues par des intervalles
de temps durant lesquels apparaissent des éléments très identifiables. Ces
éléments, brefs événements rythmiques ou véritables situations musicales,
peuvent donner lieu, à leur tour, à un nouveau discours intelligible lui-même
interrompu par de nouveaux évènements, et ainsi de suite. Pour exemple, la
pièce finit par une « boucle » dont l’élément principal s’était inséré, comme
une parenthèse, dans la section précédente elle-même composée d‘un court
motif homorythmique qui avait interrompu à plusieurs reprises la section
lente de l’oeuvre, placée juste avant. Pour ce qui est du traitement instrumental,
j’ai conservé ici une écriture pianistique relativement classique. La
pièce ayant été écrite pour le ixe Concours International de Piano d’Orléans
et les Percussions de Strasbourg (avec le soutien du Conseil Régional du
Centre et de la Fondation Francis et Mica Salabert), je souhaitais que les
instrumentistes puissent exploiter toutes leurs ressources techniques. C’est
le brouillage du piano avec la percussion, ainsi que les doublures avec les
claviers ou les instruments aux hauteurs relatives qui permettent d’échapper
à la perception trop directe et codifiée de cet instrument. Interstices est
une pièce très énergique et rythmique et les moments les plus statiques et
poétiques sont aussi perturbés par les interventions de motifs rythmiques
très incisifs. Ici, tout n’est que tension et lorsque, à de rares moments, on
pourrait espérer un peu de quiétude, un évènement apparaît qui remet en
question le calme que l’on croyait enfin trouver.
Philippe Hurel
Concerto pour violon (1999)
Le concerto pour violon est dédié à la mémoire de mon père. Deux oeuvres
ont préparé ou esquissé l’écriture de ce concerto : Fauve pour violon
seul et le Trio avec accordéon dont le quatrième mouvement est l’exact
« croquis » du mouvement lent. Souvent dans mon travail, j’aime opposer
l’idée de « l’individu » et du « groupe ». L’écriture d’un concerto, dans sa
forme même, invite naturellement à se poser la question en ces termes
(individu/soliste – groupe/orchestre). Cette rivalité va, contrairement peutêtre
à la tradition, s’exprimer de manière conflictuelle et agressive tout
au long du premier mouvement. Des masses orchestrales épaisses, tonitruantes
parfois âpres et brutales, vont à leur manière tenter de stopper la
course – désespérément énergique – du violon soliste ou de « l’étouffer » en
lui opposant des blocs instrumentaux impressionnants et disproportionnés.
Le second mouvement va laisser plus d’espace à l’expression du soliste,
tout en le contenant dans un environnement sonore et harmonique tout
aussi désespérément clos, deux harmonies oscillant sans cesse de façon
immuable, un sol suraiguë très présent, s’affichant comme une limite à ne
jamais franchir.
Bernard Cavanna

Biographies
Anne de Fornel, direction artistique de l’Ensemble Mesostics et piano solo
dans Trame IV de M. Matalon et Interstices de P. Hurel
Musicienne franco-américaine, Anne de Fornel est titulaire d’un Master
de piano du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse
de Lyon (classe de Florent Boffard et Svetlana Eganian). En 2012, elle
enregistre pour le Label Hortus « Un Long Voyage – OEuvres pour piano
solo et musique de chambre de Pierre Wissmer » avec le Trio Steuermann.
Dédicataire de Moth d’Andrea Agostini et de 24 Haiku de Jean-Yves Bosseur,
elle donne la création française de Pétales de rêve dans le paravent du vieux
moine d’Henri Pousseur. Auteur de nombreuses publications sur la Seconde
École de Vienne et le compositeur américain John Cage, elle devient Docteur
en Musicologie de l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) en 2012. Elle
poursuit actuellement un Mastère spécialisé « Média, Art et Création »
à HEC Paris.
Guillaume Tétu, cor solo dans Trame VII de M. Matalon
Guillaume Tétu étudie au Conservatoire National Supérieur de Musique
et de Danse de Lyon (classe de David Guerrier et de Michel Molinaro).
Il co-fonde en 2006 le Quintette K, lauréat du Concours International de
Musique de Chambre de Lyon en 2008 et du Concours International Henri
12 13 Tomasi de Marseille en 2009. Depuis cette même année, il est cor solo
de l’Orchestre National de Lyon avec lequel il joue en soliste la Sérénade
de Benjamin Britten aux côtés du chef Paul McCreesh et du ténor Robert
Murray. En 2014, il interprétera le 2e Concerto pour cor de Richard Strauss
sous la baguette d’Emmanuel Krivine.
Julien Weber, hautbois solo dans Trame I de M. Matalon
Julien Weber est diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique
et de Danse de Lyon (classe de Jean-Louis Capezzali et Jérôme Guichard).
Il est lauréat de plusieurs prix internationaux et obtient notamment le 3e
Prix du Concours International de Bayreuth. En 2007, il fonde l’ensemble
Carpe Noctem et travaille avec l’ensemble Carpe Diem sur divers projets.
Il est actuellement hautbois solo de l’Orchestre Philharmonique de Tampere
placé sous la direction de Hannu Lintu.
Lucie Antunes, percussion solo dans Trame VIII de M. Matalon
Lucie Antunes est diplômée du Conservatoire National Supérieur de
Musique et de Danse de Lyon (classe de Jean Geoffroy et Henri-Charles
Caget). Elle a bénéficié des conseils de Juanjo Guillem, Roland Auzet,
Anders Loguin et Gaston Sylvestre. En 2007, elle participe au Concours
International de Munich suite à sa rencontre avec le percussionniste
Sylvio Gualda et fera partie des quatre percussionnistes sélectionnés
pour l’épreuve finale. À vingt-et-un ans, elle est lauréate de la fondation
Marcel-Bleustein Blanchet pour la Vocation. Depuis 2011, elle collabore
avec l’Ensemble Volta.
Amaryllis Billet, violon solo dans le Concerto pour violon de B. Cavanna
Amaryllis Billet étudie au Conservatoire National Supérieur de Musique et
de Danse de Lyon (classe d’Annick Roussin et Laurence Ketels) et obtient
en 2007 le Diplôme National d’Etudes Supérieures de Musique. Au sein de
différents ensembles (Quintette Erard, l’ensemble Op.Cit, Le Grand Sbam,
Ensemble Niguna), elle participe au Festival Musica, Festival des Musiques
Démesurées, Musiques en Scènes, Les Chants de la Dore ou Les Nuits
d’Été. Elle est dédicataire d’Écume pour violon seul et bande de Jérôme
Bertholon. Elle est membre de l’Orchestre Les Siècles et du Quatuor A4&+.
Renaud Déjardin, direction de Trame VII de M. Matalon et du Concerto
pour violon de B. Cavanna
Violoncelliste soliste, lauréat de nombreux concours internationaux tels
que le concours Rostropovitch ou le concours Bach à Leipzig, Renaud
Déjardin obtient 1er Prix de la classe supérieure de direction d’orchestre
du Conservatoire de Paris. Durant ses études, il a l’occasion de diriger
l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre National d’Île-de-
France, l’Orchestre d’Auvergne, le Philharmonique d’Ostrava ou le Savarian
Symphony Orchestra. Il est le chef invité de l’Opéra de Paris, de la production
Matthew Bourne, de l’Orchestre d’Auvergne, du Philharmoniqu
d’Eskisehir et travaille régulièrement avec des ensembles de musique
contemporaine comme les Israel Contemporary Players, l’Ensemble
Sillages, l’Ensemble Quaerendo Invienetis et l’Ensemble Court-Circuit.
Jean Geoffroy, direction des Trames I, IV, VIII de M. Matalon
et d’Interstices de P. Hurel
Invité en tant que soliste dans les plus prestigieux festivals internationaux,
Jean Geoffroy est dédicataire et souvent premier interprète de nombreuses
oeuvres pour percussion solo parmi lesquelles des pièces d’I. Malec,
Y. Taïra, P. Leroux, Y. Maresz, P. Hurel, B. Giner, B. Mantovani, B. Dubedout,
M. Matalon, P. Jodlowski, M. Lupone, T. De Mey, J. Nordin. Membre fondateur
de l’Ensemble Court-Circuit et timbalier solo de l’Ensemble Orchestral
de Paris pendant plus de quinze ans, il a participé à plus d’une trentaine
de disques parmi lesquels cinq disques consacrés à J.-S. Bach et trois
« récitals ». Professeur de percussion au Conservatoire National Supérieur
de Musique et de Danse de Lyon, il poursuit depuis quelques années une
activité de chef d’orchestre qui le conduit à diriger différents ensembles en
Europe et en Amérique du Sud.

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